mardi 26 février 2013

Congé parental : et si nous n'avions bientôt plus le choix ?


A faire circuler le plus largement possible et faire signer la petition jointelogo mmmf
A tous ceux qui pensent que le congé parental fait partie des atouts de la politique familiale française,
Najat Vallaud Belkacem veut présenter une "grande réforme du congé parental" le 8 mars prochain. Elle a répété plusieurs fois qu'il s'agissait de permettre aux femmes d'être indépendantes et que pour cela, il ne fallait surtout pas leur permettre de s'arrêter de travailler pour s'occuper de leurs enfants ce qui briserait leur carrière.
Elle veut donc réduire le congé parental pour le limiter aux 1 an du bébé avec "réservation" de la moitié du congé pour le papa au nom de la parité professionnelle...ce qui pourrait vouloir dire 6 mois de congé maximum pour les mamans (et même 3 mois maximum au 3eme enfant !).
A noter qu'en parallèle elle envisage de surtaxer le travail à temps partiel pour "arracher" les femmes au "piège" du temps partiel.
Et comme il s'agit aussi "d'arracher les enfants au déterminisme de leur milieu familial, social et culturel" comme l'ont dit récemment plusieurs ministres au sujet du projet de loi de mariage pour tous, vous voyez qu'il est temps de réagir.
De très nombreux parents en congé parental commencent à se mobiliser. Des dizaines de blogs commencent à se faire l'écho de cette réforme.
Une maman blogueuse a mis en ligne une pétition qui à ce jour réunit déjà plus de 3000 signatures.
Le Mouvement Mondial des Mères que je préside a écrit aux différents ministres concernés ainsi qu'aux partenaires sociaux (Medef, CGT, CFTC, FO,...) qui négocient actuellement avec le gouvernement sur ce sujet.
Je suis reçue par un conseiller à Matignon ce mardi. Très prochainement par le Medef et la CFTC.
Nous allons rappeler que le congé parental fait partie des atouts de la politique familiale française. Il ne s'agit pas de pousser des parents à le prendre mais bien de permettre à tous ceux qui le souhaitent de pouvoir le faire aussi longtemps qu'ils le souhaitent jusqu'à l'entrée en maternelle de leur enfant.
Quand on sait en outre qu'on verse à un parent en congé parental environ 350 € par mois alors qu'une place de crèche coûte près de 1.200 € par mois à la collectivité....  nous avons quelques arguments pour nous faire entendre dans un pays qui a plus besoin de faire des économies que de nouvelles dépenses.
Mais pour être entendu, il faut représenter "du monde". Plus vous serez nombreux à signer la pétition ci-dessous et à la relayer, plus nos chances de succès sont grandes.
Peuvent signer tous ceux qui veulent le maintien du système actuel...pas seulement les parents actuellement en congé parental.
https://www.change.org/petitions/cong%C3%A9-parental-non-au-projet-de-loi-2013?utm_campaign=friend_inviter_modal&utm_medium=facebook&utm_source=share_petition&utm_term=permissions_dialog_false
Merci d'avance de votre aide.
Marie-Laure des Brosses
Présidente du MMM France



Je rajouterai pour ma part que le choix de pouvoir prendre un congé parental est vital pour la société à plusieurs titres : 

- Le choix de pouvoir élever soi-même son enfant sans le confier à des nounous mal ou pas formées. Certes, on peut tomber sur une perle, mais c'est quand même trop rarement le cas.
- Le choix de garder son enfant à la maison si aucun mode de garde n'est possible (c'est mon cas, levée trop tôt : aucune crèche, aucune assistante maternelle et surtout pas les moyens de payer une nounou à domicile, même en garde partagée à moins  de travailler gratuitement pour la gloire)
- Le choix de couple pour donner un cadre sécurisant aux enfants (que ce soit l'homme ou la femme qui le prenne)
- Le choix social pour pouvoir donner du temps bénévolement et  participer à rendre le lien social et l'entraide actifs dans son cadre de vie : une vraie richesse pour la société, une production de PIB insoupçonnée !
- Le choix de pouvoir suivre la scolarité de ses enfants, notamment en étant celle ou celui qui accompagne à la piscine, à la bibliothèque, aux sorties de classe, chez l'othophoniste, la psychomotricienne, le médecin
- le choix éducatif d'être présent pour son enfant dans ses premières années et de ne pas déléguer cette tache ô combien importante.
- le choix aussi de pouvoir travailler à mi-temps pour ne pas perdre le fil de son activité tout en étant présente suffisamment sans être sanctionnée
- le choix d'avoir suffisamment de temps et de patience pour faire des hommes et des femmes debouts. On le sait, éduquer c'est répéter, répéter et répéter encore...Et être là, montrer l'exemple.
- le choix de prendre le temps de transmettre les valeurs qui nous semblent importantes pour vivre en société  :  ces valeurs familiales, sociales et culturelles et morales quoi qu'en pense la ministre.
- le choix de prendre le temps d'aimer tout simplement élever son enfant...

Ce gouvernement cherche à ébranler toutes les bases sur lesquelles reposent la paix et la cohésion sociales, alors signez vite tant qu'il en est encore temps
Parce que le droit des femmes et des familles
c'est surtout d'avoir LE CHOIX 
et de faire ce choix en couple.
Ce n'est pas à l'Etat de faire ce choix pour nous !


6 commentaires:

  1. Eh oui un petit bonjour de chez les bisounours.. Dis donc deloin ça fait peur ce grand n'importe quoi!. On ne lache rien ...

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  2. je suis d'accord, ce choix fait partie de la richesse de la France en terme de parentalité. A partir du moment où c'est un choix de la femme ou de l'homme qu'est ce que le gouvernement a a voir là dedans ? ON n'est pas assez grand(e)s et intelligent(e)s pour décider tout(es) seul(e)s ??? Et puis après c'est le gouvernement qui décide du nombre d'enfants ? de la fréquence ???
    Et si ils essayaient plutôt de faire changer la mentalité des entreprises ?

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  3. Prenez tous les pays d'Europe, relevez les pratiques les pires dans tous les domaines de ces pays, appliquez les à un seul pays et vous avez... la France ! (ce que l'on vit en ce moment me fait méchamment penser à la politique familiale allemande...)

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  4. Tu as raison, il faut se mobiliser avant qu'il ne soit trop tard.
    J'ai eu la chance de pouvoir choisir de prendre un congé parental, et de perdre mon poste , car dans l'éducation nationale, on considère que rester titulaire dans son académie, c'est garder son poste, même si on devient remplaçant parce que le poste a été remis au mouvement au bout de Six mois ... Mais je ne regrette rien.
    Je connaissais la règle, j'ai fait mon choix en connaissance de cause.
    Mes enfants comptent bien plus pour moi que mon éventuelle carrière.
    Et pourtant j'adore mon boulot.
    Vraiment.

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  5. Tu as raison de t'indigner sur le fait qu'on doit pouvoir faire un choix !

    En revanche, peut-être qu'on devrait aussi en garde les femmes: une fois qu'on a quitté l'entreprise pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, il est très difficile d'y revenir en prétendant regagner son poste.
    Quant à celles qui une fois fraichement diplomées ont mis au monde d'adorables petits bambins sans avoir mis les pieds en entreprise, comment peuvent-elles, à 40 ans - une fois que les enfants ont quitté le nid - avoir un poste?

    Voila un sujet difficile...

    Si on me demandait mon avis? j'encouragerais vraiment le temps partiel histoire de garder un pied dans le monde du travail et d'avoir du temps à consacrer à l'éducation de ses enfants

    PS: je découvre ton blog... très chouette !!! merci de partager ces petits bouts de vie et de réflexions avec tes lectrices/lecteurs!

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  6. Tout à fait d'accord avec toi Au petit Bonheur et franchement ce gouvernement est une misère, plus il a d'idées et moins elles sont bonnes...

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