jeudi 26 septembre 2013

Vrillée

Ou comment de gentils petits enfants peuvent se transformer en gremlins (mention spéciale à ma Belle-mère pour la réalisation artistico-ugly involontaire du maquillage, hum hum. Elle peut se lancer en auto-entrepreneur d'après-vous?)(je suis mauvaise, oui, je sais l'être parfois, et ça fait du bien !)
Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, mais, malgré tout mon travail pour arriver à me désénerver de certaines choses, il en reste quelques unes qui me vrillent le cerveau. Et même avec ça, ça ne passe pas.

On peut faire des journées à thème "chouinerie" "bêtise sur bêtise" ou encore "rire d'excitation suivi de drame" et même salade (comme quand on joue au Barbu...).


Aujourd'hui, c'est le "rire d'excitation suivi de drame" qui me préoccupe... Réveillée par cela un de ces derniers matins (en plein week-end, c'est vraiment pas sympa) pendant une heure et demi et puis rechelemeleu pendant la sieste (dont j'avais bien besoin, puisque on m'avait gentiment ôté une heure et demi de sommeil le matin même, Milou ayant bien optimisé la plage 6h30-8h00).
Milou est une spécialiste du rire d'excitation torpillant, le rire nerveux qui se termine toujours mal, vrillant pour le cerveau (conjugué au claquage de portes le supplice chinois à côté c'est de la gnognotte) Mais les autres savent aussi s'y mettre le cas échéant. Mon cerveau ressort en bouillie, les nerfs prêts à claquer, envie de frapper tout le monde (j'ai dit envie, je ne passe pas à l'acte, hein, l'ASE !) . Comme nous sommes en appartement, nous n'avons pas de jardin et nous possédons en revanche de gentils voisins (hum hum) qui nous sont fort grés de cet aimable divertissement (ils nous vouent aux gémonies. Je pense connaître leur souhait principal pour la nouvelle année, l'étoile filante du mois d'août, l'os de voeux du poulet : que nous déménagions au plus vite...). La quadrature du cercle en quelque sorte...Comment sortir de l'énervement général en douceur, sans que ça s'entende et sans...sortir de chez soi ?

La seule pensée qui me vient à l'esprit est que nous avons voulu ces enfants, et que nous avons beaucoup de chance de les avoir, bref, une problématique de chanceux  (de quoi se plaint-elle encore  ? ) mais quand même, sur le moment c'est bien raide, n'est-ce pas ?
 Maintenant que mes méninges sont torpillés à vous de faire marcher les vôtres en douceur. Je sais que vos âmes généreuses et toujours pleines d'idées sauront me proposer des solutions, alors à vous de jouer...

PS : Qui sait, je ne suis peut-être pas la seule dans ce cas, ça pourrait même servir à d'autres...;-)

Edit du 27 : récapitulons vos propositions Ô âmes généreuses :

- séparer les belligérants : un dans la baignoire, un à jouer aux playmos, un à lire dans le salon, etc...
- faire réciter un Ave pour les voisins qui souffrent
- faire réciter une dizaine de chapelet aux récalcitrants
- les faire changer d'activité
- s'en aller et laisser tout le monde en plan
- se coller un oreiller sur chaque oreille (la version boules Quies pourrait être pas mal non plus)
- partir en claquant la porte non sans avoir dit notre colère
- trouver une astuce complètement différente, casser la routine pour casser les rapports de force
-se tourner vers Marie et lui abandonner notre fardeau
- changer de pièce
- prendre un peu de repos, se chouchouter parce qu'on est sans doute bien fatiguée...
- identifier ses ennemis pour mieux les combattre
- proposer un truc rasoir à faire (rangement, nettoyage à fond, etc...)

Merci les filles d'avoir si gentiment répondu, vous êtes extras (mais ça je le savais déjà !) ! Curieusement, aucun homme n'a fait de proposition...Peut-être ont-ils les oreilles moins sensibles et les tripes moins tourneboulées par leurs enfants ?

Edit du 27 bis : vos propositions m'ont aidée dès hier.

De la sortie de l'école au retour au bercail, l'Albatros m'a saoulé pour me demander de l'eau  : dis Maman, t'as de l'eau, comment ça t'en as pas ? Mais comment je vais faire ? Je suis morte de soif et en plus je veux vraiment de l'eau. D'ailleurs, t'as pas de l'eau ? Parce que là j'ai soif, c'est horrible je vais mourir, en plus à la cantine je n'ai pas bu parce que personne n'a voulu se lever pour aller remplir la carafe (ce que c'est que la flemme...NDLR), je vais mourir, arrrgh, Maman, fais quelque chose, au secours... (Euh, non je n'ai pas d'eau, j'ai pensé que tu pourrais attendre la maison, et non, je n'ai vraiment pas d'eau, je suis venue les mains vides, comme tu peux le constater toi-même), tout ça en me collant à qui mieux mieux et en me jactant dans les oreilles pendant que l'autre oreille était assaisonnée des propos particulièrement vulgaires du P'tit Prince, visiblement bien influencé par son copain du moment. La troisième oreille (si, si) était, elle, occupée par la princesse au petit pois, en pleine litanie de plaintes et de chouineries diverses. Un régal. J'étais fatiguée. Je suis rentrée à la maison, je leur ai dit que j'étais fatiguée et qu'il m'étais absolument impossible de gérer quoi que ce soit. 20 minutes et une petite sieste plus tard, ça allait beaucoup mieux et tous ont respecté mon besoin d'espace vital du moment, Ô miracle !

20 commentaires:

  1. Mais ma pauvre, il n'y a pas de solution ! Il n'y a que dans les films que tu peux trouver des enfants sages, sinon, dans la vraie vie ça n'existe pas. C'est fatigant d'éduquer, on s'énerve, on prend à coeur, on répète inlassablement. Il n'y a pas d'autre solution que celle là (répéter, répéter et répéter).
    Lorsque les enfants sont petits, c'est tuant. Quand ils grandissent, c'est tuant aussi, mais quand tu vois à l'âge de l'adolescence qu'ils n'ont pas les cheveux verts, pas de piercing au nombril (ou ailleurs) et qu'ils sont les premiers dans la voiture pour aller à la messe, c'est là que tu vois que ton énergie commence à porter des fruits. Les ados sont aussi fatigants, moins physiquement, mais moralement, et du coup physiquement, parce qu'il y a un lien étroit entre les deux.
    Puis ils entrent doucement dans l'âge adulte, et tu les trouves vraiment gamins, et tu te demandes comment tu étais à leur âge. Et soudain, le miracle, ils sont homme ou femme, savent ce qu'ils veulent, viennent te demander des conseils (et tu leur dis bien qu'ils peuvent les suivre ou non), et continuent à aller à la messe le dimanche.
    Tu n'as qu'une seule solution : tu pries et tu offres. Au moins ton énergie sert à deux choses : à faire grandir ta famille, et à aider le monde entier.
    Ce message est un peu long, il n'est pas démoralisant. Au contraire, il est un message d'espoir, parce que la vraie vie, elle est vraiment comme ça.
    Courage, les lendemains seront meilleurs !

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  2. En pratique, quand tout le monde est énervé, tu les sépares. Tu mets l'un dans la baignoire avec de la mousse et des play-mobils, un autre à lire dans un fauteuil du salon, le troisième avec un jeu, "n'importe lequel mais tu choisis vite, sinon c'est moi qui choisis", et le quatrième à faire un gâteau avec toi en chuchotant.
    Ensuite, dès que l'un crie, tu lui fais réciter un Ave pour les voisins qui souffrent.
    Quand deux enfants se disputaient, je leur faisais réciter une dizaine entière pour l'autre. Ils commençaient en hurlant, et terminaient paisiblement. Le chapelet a des vertus apaisantes et calmantes.
    Le plus dur est de rester calme. C'est grâce à ton calme que tu y arriveras.

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    1. Re-merci Alphonsine ! En fait, je crois qu'il n'y a pas mieux que la prière, tu as bien raison !

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  3. En pratique, quand vraiment c'est le bout et que même séparés ca part en vrille, je m'en vais. Je ne ferme pas les portes de leur chambre mais la mienne oui et je leur dis "je vous laisse, je n'y arrive plus là". Parce que dans cet état je ne peux rien leur apporter. Et parfois, mais seulement parfois, le miracle se produit : les grands prennent le relais. Ou alors je me colle un oreiller sur chaque oreille.

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    1. Savoir reconnaitre son état de fatigue, c'est sans doute l'une des clés !

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  4. Comme la dame au dessus pour moi. Il m'est arrivé de partir ,non sans avoir gueulé un bon coup et bien claqué la porte... Curieusement, quand je reviens, tout est devenu très calme.
    Il m'est arrivé aussi de me tourner rageusement vers la grande statue de la Vierge et de lui dire assez vertement : 'là, je n'en peux plus, débrouillez vous avec eux sinon je vais faire un massacre !!! Ce n'est pas immédiat, mais jusqu'à présent cela a sauvé quelques enfants : le fait de savoir que quelqu'un d'autre est sur le coup, ça aide !
    Sinon, j'ai aussi sorti tout le monde. Dans ces cas là, j'annonce la couleur : 'il est hors de question de gâcher la journée, vous avez vingt minutes pour tout préparer, on part pique niquer. C'est radical, en général, et j'ai vu des journées qui avaient très mal commencé finir très très bien.
    Mais je retiens les conseils de Dame Alphonsine. Prier est un excellent moyen. Et faire prier les enfants me semble une bonne idée, y'a pas de raison après tout !
    Ceci dit, même si on se sent très seule dans de pareils moments, dites vous que toutes les mamans en sont là un jour où l'autre. dernièrement, je me suis fait la remarque, qu'il suffit de mettre une robe propre pour qu'elle soit tâchée dans l'heure (idem pour les draps, la nappe...) et ce jour là, je n'avais pas fini de faire mes sols, j'étais toute fière, c'était propre et ça brillait qu'un de mes lardons est arrivé avec ses chaussures pleines de terre, on le suivait à la trace... Je ne lui ai pas fait dire de prière, il a été prié de balayer derrière lui sur un ton assez peu amène !!!

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    1. Je sais bien que je ne suis pas la seule dans ce cas, mais c'est bien moi que ça use ! (en plus des autres). Y a plus qu'à prier...

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  5. Un somnifère dans la soupe ? Sinon, à part ne pas avoir d'enfant (trop tard)... je ne vois pas trop. Mais je retiens les conseils d'Alphonsine !

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    1. Merci de ta suggestion Albane.Je vais instaurer la tisane de Camomille ou de verveine obligatoire.

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  6. haa ma pauvre amie!!! c'est partout pareil et comme toi les excitations me rendent dingue!!!! alors je change de pièce en les prévenant avant que ça risque de mal finir et de mon côté je me dépêche de finir le repas suivant ou de préparer le bain... comme ça je les change d'activité et en général ça calme tout le monde,.
    mais c'est dur dur de résister à ces excitations sans peter un cable!!!
    bon courage ma belle et comme Bécasse le dit si bien confions nos chéris bambins à leur Maman du ciel :)

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    1. Si ça continue, on va faire un groupe de prière des mères...

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  7. Pas de voisins pour moi, ça aide. ^^
    Ceci dit, c'est tellement beau, des enfants débordants de vie...

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    1. C'est certainement un peu plus facile sans voisins...Un paramètre en moins à gérer, ç'est toujours cela de pris !

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  8. Une famille normale ! Ben oui c'est comme ça la vie !
    Des hauts , des bas et puis on se relève !
    Comment on gère les crises à la maison ?
    Ca dépend des jours et des crises.
    Ce qui est certain, c'est qu'on en sort toujours.
    Bon courage à vous !
    Ps : Je crois que les conseils d'Alphonsine sont à propos !

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  9. Je suis bien d'accord avec Alphonsine, il n'y a pas de solution, les enfants c'est tuant ! et il faut attendre qu'ils grandissent pour voir les fruits de ce qu'on a semé ( ou pas ;-(
    Perso, je suis démunie par leur excitation et cela me met le cerveau en purée aussi. j'ai la chance de pouvoir les coller au jardin ( mais un jour, ils sont tous allés chez la voisine se plaindre et se faire offrir un jus d'orange, et je les ai cherchés pendant 20 minutes !!! )? Je ne sais pas mettre fin à ce genre de situation, mais j'ai remarqué qu'elles surviennent tjs dans les mêmes conditions : je suis fatiguée/pas( vraiment) disponible parce que je suis là mais je voudrai être ailleurs, ou entrain de faire autre chose/ je suis en colère contre quelq'un d'autre ... identifier ses ennemis permet de mieux les combattre, mais bon, j'ai encore un rude chemin à parcourir.
    Les faire prier pour les calmer, je n'y ai jamais pensé . Bonne idée Alphonsine.

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    1. Excellent le coup des voisins, je crois que les miens seraient capables d'en faire autant ! Et effectivement, je suis d'accord avec toi, dans cette histoire, il y a toujours un élément qui vient de nous, à nous de le reconnaître !

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  10. Même combats chez moi aussi ; au moins tu vois que tu n'es pas seule (sauf sur le moment, en effet). En général, c'est l'homme, nettement plus prompt à l'énervement que moi... qui va séparer les exités/combattants ! Quant à moi, quand cela arrive, j'en prends simplement un pour taper sur l'autre. Non, évidement, je plaisante ! Mais s'ils arrivent à me mettre en colère (faut y aller), je propose un truc bien rasoir (style "tiens, on va ranger et nettoyer vos placards à fonds"... et là, c'est garanti, non seulement, ça les calme, mais toi aussi et en plus, c'est utile).

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    1. Je vais essayer le truc rasoir, on va voir ce que ça donne avec les miens !

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