jeudi 13 mars 2014

Les voisins sont nos amis, il faut les aimer aussi #1


Mais pas si facile de devenir amis (ou de le rester) alors que notre charmante et gracieuse progéniture se fait entendre plus que de raison. Avec 4 enfants dans un appartement ancien francilien, le bruit monte vite...
Pour cela il faut s’armer de patience, de courage, d’astuce et de créativité…Parce que s’il est normal que nos enfants aient parfois (souvent)(euh, non quasi tout le temps en y réfléchissant bien) un comportement déplaisant, il est normal que nous fassions ce qui est en notre pouvoir pour en amoindrir les désagréments. Petite revue de détail des actions possibles testées grandeur nature par les enfants que j’avais sous la main, en l’occurrence, les 4 miens. J'ai bien été obligée de tester tout cela après avoir eu un gentil coup de fil à 8h20 (oui, c'est bien l'heure de partir à l'école...timing idéal...) pour me dire que mon fils avait déjà fait 37 allers et retours dans l'entrée et qu'il fallait que je fasse quelque chose parce que mes voisins ne voulaient pas être réveillés avant 9h...Pleine de bonne volonté, voici donc ce que j'ai tenté...


1/ Quelques grandes lignes pour mettre quelques rares atouts de mon côté...(je pars avec un gros handicap je vous le rappelle avec les 4 hurluberlus qui crèchent chez moi).

  • Adepte du « parquet-moulures-cheminées », j’ai mis des patins sur tout ce que la maison compte de chaises, fauteuils, tabourets en tout genres et meubles à déplacer (y compris les caisses de jeu des enfants). Je n’ai pas lésiné sur le patin et fait même un peu de réserve au cas où car ça s’use ces choses-là.

  • J’ai investi  dans des chaussons/chaussettes (c’est moche, mais qu’importe le chausson pourvu qu’on est la paix) et autres chaussons à semelle toute moelleuse (attention aux chaussons à semelle en plastique dur qui font finalement pas mal de bruit) qui n’offenseront pas les oreilles du dessous.

  • J’ai appris à mes enfants à marcher à pas léger, léger, à pas de fourmi (ou de souris) à la maison (et à pas d’éléphant ou de dinosaure dans la rue, pour se défouler au maximum).

  • J’ai parlé avec mes voisins. Oui, parce que quelque soit l’âge, le combat dénommé « paix des voisins » pour lequel je me démène et engueule à foison ma progéniture, demeure imaginaire tant que celui-ci n’a pas rencontré mes enfants (et vice et versa).  Alors je saisis toute occasion de faire connaissance : la fête des voisins, un petit souvenir d’une fête de famille (dragées de baptême du petit dernier…), une invitation à partager une galette ( ratée, les voisins ayant décliné l'invitation dans l'entrebâillement de la porte pour, je cite, "avoir la paix"), à prendre un apéro, prendre des nouvelles régulièrement etc…) Voire déposer à chaque Noël ou nouvelle année un petit cadeau accompagné de dessins /bricolages des enfants pour les remercier d’être si patients. Et je me bouge pour avoir de bonnes relations avec mes voisins dès le début en venant me présenter et faire connaissance. J’insiste lourdement  auprès de mes  enfants pour qu’ils disent bien bonjour gentiment  à tous les voisins, cela augmente mon capital sympathie à peu de frais. On respecte mieux les gens quand on les connaît et quand on les apprécie. Avec certains voisins ça ne marche pas. Les gens malheureux ne sont pas très enclins à pouvoir supporter quoi que ce soit ni même à constater les quelques efforts que vous pouvez faire. C'est mon cas aujourd'hui.

  • J’essaye de parler à voix-basse à la maison, et profite de chacune de mes interventions auprès des monstres pour baisser le ton d’un cran.

  • Je limite au maximum la musique chez moi car le capital « bruit » dont je dispose est déjà bien entamé par les enfants.

  • Je bannis à tout jamais les balles rebondissantes, les chariots qui font du bruit (ou alors choisis avec des roues en caoutchouc un peu mou. Idem pour les poussettes, je n’achète pas la petite poussette cane basique dont les roues font un boucan du diable (ou alors je la garde pour sortir dehors).Je sélectionne des jeux qui ne font pas de bruit pour Noël et les anniversaires.

  • J’ai investi dans des tapis pour les chambres des enfants.

  • Je sors le plus possible : je jette régulièrement un coup d’œil sur les activités gratuites que l’on peut faire autour de nous sur des sites comme Lamuse, Familiscope etc… Histoire de sortir dès que possible. C’est toujours ça de pris pour mes voisins. 

  • Je me suis lancée dans les activités créatives « autonomes »pâte à modeler, peinture, playmaïs, gommettes, coloriages, découpages, cahiers de jeux, perles à repasser. Une fois occupés, les enfants ne courent pas partout.

  • Je n’hésite pas à sortir les jeux de société les jours de pluie, tous réunis autour d’un plateau de jeu, on évite les allées et venues incessantes.

  • Enfin, j’ai fait un bon stock de DVD et/ou de jeux sur la tablette pour calmer tout le monde ½ heure.
L'effet n'est pas magique, mais ça limite un peu le bruit forcément considérable de ma joyeuse troupe (plutôt du genre réactive si vous voyez ce que je veux dire..)  Je n'ai pas encore trouvé le moyen d'éviter les hurlements, les crêpages de chignon, les sauts du haut du lit superposé ni les cavalcades et autres courses effrénées lors de parties de cache-cache dans l'appartement....
Mais bon, je fais ce que je peux...

Et vous, qu'avez vous tenté ? ça m'intéresse...Mes voisins ne sont toujours pas ravis de nous avoir au dessus de leurs têtes, ils refusent de rencontrer les enfants pour leur expliquer. Mon opération "socialisation pour plus de compréhension" tombe lamentablement à l'eau...

Suite au prochain épisode...


14 commentaires:

  1. Moi je conseillerais bien à tes voisins de ne pas choisir un appart de taille familiale si ils ne veulent pas avoir de famille au dessus de leur tête... mais ça n'engage que moi...
    Pas ce pb pour le moment car on a une maison... au retour en France ça va être rude ! (Aussi pour moi j'avoue car je crie souvent... ca leur fera surement du bien de moins m'entendre à mes petits gnomes !)

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    1. Ils sont là depuis 35 ans, payent un loyer dérisoire. Bref, ils ne sont pas prêts de partir...

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  2. On vient d'emménager dans une maison jumelée après des années de maison isolée. Et le jeune d'à côté dort le matin parce qu'il travaille de nuit !!! J'ai beaucoup angoissée, mais mes voisins sont charmants. Et j'ai mis une interdiction de parler à voix normale le matin (donc crier), interdiction de se disputer (c'est réservé pour le soir). Ca va, je suis satisfaite, mais mes enfants sont plus âgés que les tiens, et surtout, mes voisins ne se plaignent pas.
    Avant, j'avais choisi un appartement en rez-de-chaussée. Je ne me voyais pas interdire à mes enfants de courir dans un couloir de 20 mètres de long, je serais devenue folle. Le dentiste au-dessus a fait 6 mois de travaux épouvantables. J'ai suggéré à chacun de mes enfants d'apprendre la trompette, et l'un d'eux a accepté. Ouf, j'avais un crédit bruit à utiliser. Quand j'ai pensé qu'il était écoulé, le dentiste a fait d'autres travaux, ce qui fait qu'Anatole a pu continuer à s'exercer !

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    1. C'est vrai que ça rend un peu taré de devoir interdire le moindre bruit en permanence. Mon crédit bruit est épuisé. Pas de déménagement à l'ordre du jour, J'appelle St Anne, qu'ils me chauffent la place.

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  3. La seule solution que nous ayons trouvée à ce problème a été de déménager en maison... Les aînés étaient encore suffisamment petits pour que les voisins ne se plaignent pas.

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    1. En région parisienne, les prix sont tels que ça complique un peu les choses pour déménager...

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  4. Depuis que j'ai les enfants, nous sommes en maison. Mais ils auraient pu vivre en appartement : ils n'ont jamais beaucoup chahuté - ou alors je ne m'en rendais pas compte.
    Bon, je joue parfois du piano en pleine nuit, et fiston a une batterie..., j'utilise parfois une cloche pour annoncer les repas et m'éviter de hurler, j'utilise la perceuse sans regarder l'heure, je déménage les pièces en pleine nuit.... non, finalement, tu pourras dire à tes voisins qu'ils devraient savourer la chance qu'ils ont de t'avoir toi pour voisine.

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    1. Je pense que ta zenitude déteint sur tes enfants...Si je veux suivre ton exemple, va falloir que je me calme un peu...
      Et pour mes voisins, un "deux ans" qui fait 36000 allers et retours ce n'est définitivement pas une chance....

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  5. Je passe mon temps à dire chuuuuuuut, ne vous disputez pas, ne parlez pas si fort sur le palier, mettez la télé moins fort, ne tapez pas du pied, non pour la musique c est trop tôt et encore chuuuuuut Mais CHUUUUUT parlez moins fort. Résultat je suis stressée et c est moi qui fais sans doute le plus de bruit quand je crie pour qu ils se taisent ! L horreur !!! Sinon je fais comme toi pour toutes les autres astuces ... Je sais que je t aide là ;-)

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    1. Ah Bibiche, compagne de galère, tu me rassures, on finira toutes les deux à Sainte Anne, au moins on rigolera bien.

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  6. Intéressant tout ça...! On a vécu en appartement jusqu'aux 4 ans 1/2 du dernier, du coup j'ai connu ça... Et faisais à peu près la même chose que toi...! Les résultats étaient très inégaux en fonction des voisins du dessous... qui changeaient souvent (à cause de nous?) On a eu une fois une lettre "anonyme" dans la boîte aux lettres...!!! Un couple la cinquantaine qui n'avaient pas eu d'enfants, forcément, les relations étaient très difficiles... Bref, pas facile, je sais, et je te souhaite bon courage...!!! Un truc trop marrant c'est que quand on s'est retrouvés en maison individuelle, j'ai mis très longtemps à ne plus être stressée par le bruit des enfants, et souvent, avec mon mari, on se disait : "ils avaient bon dos les voisins"!!! (on ne pouvait plus invoquer la raison de ne pas déranger les voisins pour leur dire de faire moins de bruit!)

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    1. Si je comprends bien, il faut que je déménage...

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  7. Ici, c'est pas mal le stress aussi ! Surtout depuis que le voisin-toujours-absent qui était là depuis toujours a déménagé... remplacé par une voisine-toujours-présente-et-sans-enfants aimant les grasses matinée et dont le lit est situé sous notre machine à laver...
    Mais on a un méga super avantage dans notre appart' (auquel il manque une soixantaine de m² je vous l'accorde...), c'est que c'est un duplex !! Résultat, tout ce qui se passe dans les chambres d'enfants ne dérange... que nous qui sommes en-dessous ! Par contre, on s'évertue à se déplacer en silence dans l'escalier de l'immeuble, à ne pas courir pour aller au bout du couloir, à ne pas crier dans le salon, la cuisine et lors des repas, à ne pas faire tomber les petites cuillères... BREF : une bonne dose de stress qd même...
    J'opte pour la maison individuelle, perdue au milieu de la campagne...

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    1. Perdue au milieu de la campagne ? Peut-être pas quand même en ce qui me concerne. Une petite maison dans la rue d'à côté (ou celle derrière chez toi) me conviendrais tout à fait.Je ne suis pas difficile...je prendrais n'importe quelle maison dans les rues pré-citées.

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