mardi 8 août 2017

Slow blogging


Oups...
Les articles se font rares par ici.
L'auteur de ce blog a-t-il déserté les lieux ?
Sans doute un peu...
La vraie vie a pris le dessus, et ce blog n'y est pas étranger.
Dans l'ombre, ça bosse dur, même pendant les vacances.

Je ne vous oublie pas et ne désespère pas de retrouver un peu de temps d'ici les six prochains mois (oui, je compte en mois...) avec à la clé, potentiellement une belle surprise en janvier/février.
D'ici là, wait and see.
Profitez bien de vos vacances,
Du moment présent,
Prenez bien soin de vous,

Au petit bonheur

samedi 1 juillet 2017

Des idées pour rendre la vie de famille plus amusante


- Se déguiser et se prendre en photo
- Ressortir le soir, en pyjama, pour courir dans le jardin, regarder les étoiles, aller voir le coucher du soleil…
- Pique-niquer dans le salon
- Se faire un plateau télé
- Faire une soirée : mettre la musique à fond et danser tous ensemble
- Courir sous la pluie
- Sauter dans les flaques d’eau
- Faire une bataille d’eau
- Camper dans le salon
- Aller au restaurant sans raison particulière
- Inverser les rôles: les parents se comportent en enfants pas sages et les enfants les grondent.
- Accrocher des ballons de baudruches partout pendant la sieste
- Faire une bataille d’oreiller sur le lit de papa et maman
- Se rouler dans l’herbe dans une pente
- Crier dans la forêt ou dans la montagne
- Faire une bataille de chatouilles
- Faire un concours de grimaces
- Proposer les repas à l'envers: commencer par le dessert et finir par l'entrée
- Faire la cantine buissonnière
- Fêter les non-anniversaires
- Se chronométrer quand on boit la soupe à la paille
- Se faire des cabanes avec rien
- Chanter à tue-tête en inventant d’autres paroles
- Passer une soirée aux bougies et cuisiner à la cheminée
- Servir à manger dans la dînette
- Faire un concours de rire
- Dire tous les gros-mots qu’on veut pendant 2 minutes
- Peindre sur un très très grand carton
- Transformer un grand carton en avion et partir en voyage
- Faire un spectacle
- Manger avec les doigts
- Faire des surprises à papa: se cacher, faire comme si on ne l’entendait plus…
- Prendre un goûter à la place du dîner
- Faire une soirée “jeux de société”
- Lire un livre tous cachés sous un plaid avec une lampe torche
- Faire des imitations ou des mimes
- Jouer aux espions sans se faire remarquer
- Faire la sieste dans une tente ou dans la cabane
- Avoir le droit de tous dormir dans la même chambre
- Partir en excursion improvisée (à la plage, en visite…)
- Se maquiller et se coiffer bizarrement
- Faire des vidéos marrantes
- Prendre un bain avec de la mousse colorée
- Apporter des viennoiseries à la sortie de l’école
- Préparer le plat préféré en surprise
- Se cacher pour se faire peur mutuellement
- Parler avec un drôle d’accent
....
Et vous des idées pour dérider le quotidien ?

vendredi 9 juin 2017

Culpabilité


Ce mot, je ne cesse de l'entendre dans la bouche des mamans que j'accompagne, des mamans de mes élèves, et de nombreuses mamans autour de moi.
Un mot qui commence à m'exaspérer. Pourquoi une mère devrait-elle se sentir coupable ?

Souvent parmi celles que je rencontre c'est le travail qui est à la source de cette culpabilité.
Je suis une mauvaise mère parce que je travaille.
L'idée que l'on puisse être une "mauvaise" mère aussi en ne travaillant pas ne les effleure même pas.
L'idée que ce travail a du sens, que grâce à lui la famille peut vivre, ce n'est pas rien. En région parisienne où il est compliqué de pouvoir se loger sans avoir deux salaires, imaginez le nombre de femme qui devraient avoir l'obligation de culpabiliser !
J'ai le sentiment de passer mon temps à rassurer les mères sur leurs capacités, sur leur bonne volonté, sur le fait qu'elles sont de bonnes mères et qu'elles font de leur mieux chaque jour.
Je sens cette injonction de la mère parfaite qui rôde autour d'elles (et de moi), cette injonction qui ne leur laisse aucune marge et qui les fait se sentir mal dès que quelque chose de suspect dépasse un peu de leur vie qui devrait être si parfaite.

Alors aujourd'hui je voudrais insister sur le "faire de son mieux".
Notre enfant ne demande pas une mère parfaite. Il lui demande juste d'être à son écoute, de veiller à sa sécurité, de lui procurer l'amour nécessaire pour grandir.
Est-ce que le travail retire à la mère sa capacité d'être une bonne mère. Je ne le crois pas.
Chacune à sa manière d'être mère, qu'elle travaille ou non. Le tout étant de trouver son équilibre et de savoir réserver le temps nécessaire pour les siens, de la manière qui nous correspond.

Enfin, je profite de ce billet, pour rebondir sur ce que l'on entend à propos de l'éducation positive, bien en elle-même mais qui peut être aussi tellement culpabilisante quand on a l'impression de ne pas pas pouvoir y arriver, de crier tout le temps. Hier encore, j'écoutais une émission sur le sujet avec des tas de "on doit" et de "si un parent n'est pas la pour faire ceci ou cela, à quoi sert-il ?" , et je me disais que, oui, c'est bien d'avoir accès à des outils qui peuvent nous aider à rebondir, à faire mieux ou en tout cas autrement mais non, si c'est pour asséner des "yaqu'afautqu'on" alors on rate la cible et on enfonce le parent qui cherchait à faire un tout petit pas pour s'améliorer.

Alors par pitié, pensons aux tout petits pas, ces tout petits pas faits quand cela est possible pour nous, quand nous sommes disponibles pour améliorer ce que nous estimons améliorable et restons bienveillantes envers nous-mêmes. Nos enfants n'ont pas besoin d'une mère parfaite, ils ont besoin d'être aimés, c'est tout. Et le reste suivra.



vendredi 12 mai 2017

Où il est question de besoin et d'un brin de magie...


Comme vous le savez, je vis avec des volcans, au fort tempérament et quand l'éruption arrive, difficile de l'endiguer...On a beau essayer de calmer le jeu, accueillir leurs émotions, les aider à prendre du recul...ça ne marche pas toujours et parfois ce qui a provoqué l'éruption les rend inconsolables. D'ailleurs on n'arrive même pas à comprendre ce dont ils ont vraiment besoin.

Le petit brin de magie du jour, c'est une toute petite phrase, elle paraît même ridicule vue de loin tellement elle est banale et pourtant...Elle fait des miracles !
Je vous la donne ?

Allez, jour de bonté, c'est parti !

"De quoi as-tu besoin maintenant ?"

Prenez une bonne crise incompréhensible de votre enfant, du genre pelote de fil pleine de noeuds mâtinée d'émotions avec amplificateur
et testez, vous verrez...

mercredi 3 mai 2017

Une planche, un clou, un marteau et un trou


Comment faire comprendre à nos enfants que, lorsqu'ils ont blessé l'autre par leurs propos, il y a, au delà de la demande de pardon, la nécessité d'une réparation ?

Voici donc une idée prise je ne sais même plus où pour expliquer ce concept (auteur, si tu te reconnais, manifeste-toi !).

Prenons donc une planche, plantons-y un clou avec notre marteau. Ce clou, c'est le mal que l'on a fait à l'autre. Demander pardon, c'est retirer le clou, c'est déjà ça de pris, on reconnaît que l'on a fait mal.

Mais il reste le trou dans la planche...
et c'est pour ce trou qu'il faut trouver un moyen de réparer. Sinon le trou reste. Et c'est moche.


Pour ceux qui ne comprennent pas que des mots peuvent faire mal et parfois plus mal encore que des coups, voici une courte expérience menée par une enseignante illustrant très bien ce qu'il se passe en chacun... (vous pouvez retrouver l'intégralité de l'expérience en cliquant sur l'encart Facebook).







Aujourd'hui, pendant une leçon, j'ai introduit deux pommes aux enfants. Ce qu'ils ne savaient pas : juste avant le cours, j'ai laissé tomber une des deux pommes plusieurs fois  sur le sol. Elle restaient identiques en apparence malgré tout.

Nous avons parlé des deux pommes et les enfants les ont décrites : toutes deux étaient rouges, avaient la même taille et semblait aussi savoureuse l'une que l'autre. J'ai pris la pomme "abîmée" dans mes mains en disant que je la détestais, quelle était dégoûtante  [...] et que la tige était bien trop petite. J'ai ajouté que je ne l'aimais pas tout simplement, que je voulais que les enfants ne l'aiment pas non plus et que nous l'insultions. Certains enfants me regardaient interloqués, mais nous nous sommes passés la pomme en l'insultant : "t'es une pomme qui pue", "je ne sais même pas pourquoi tu existes", "tu grouilles certainement de vers de terre", etc. Nous l'avons vraiment détruite, à tel point que je m'en sentais coupable. Lorsque nous nous sommes passés la seconde pomme, nous l'avons complimentée : [...] "tu as une belle couleur", etc. Puis, j'ai repris les deux pommes et nous avons de nouveau énuméré les similarités et les différences. Encore une fois, les pommes étaient identiques.  J'ai alors coupé les pommes en deux : celle à qui nous avions dit des compliment avait la chaire claire. La seconde, insultée, avait la chaire brunie et abîmée. Les enfants ont immédiatement compris [...]. L'intérieur marron représentait exactement ce qui arrivait chez une personne lorsqu'elle est harcelée verbalement ou physiquement.[...]