lundi 23 février 2015

Vomi or not vomi ?



Telle est la question.
Telle était la question que je me suis posée, lorsque, grimpant dans ma voiture pour retrouver des sommets enneigés, j'ai regardé Milou.
Milou est une vomisseuse psycho-affectivo-dépendante. Point n'est besoin de tournants, de freinages brusques, de repas trop copieux, de gastro en phase éruptive, de lacets sans fins, de route étroite, d'habitacle surchauffé, de situation particulière dans la voiture. Non.
Il suffit de la faire monter en voiture après s'être un  peu fâchée avec elle (un simple désaccord suffit) et vous avez la monnaie de votre pièce. Gluante et odorante.
Alors, si comme moi, vous avez le même modèle (charmant au demeurant), voici quelques techniques pour éviter de recevoir votre dû sur les sièges de la voiture (puisque qu'aucun médicament ne fera effet, dans ce cas, tout est dans la tête, individu hypersensible sans doute et doté d'une volonté hors du commun).


1. Se demander si oui ou non il y a eu altercation entre vous dans les heures qui précèdent le départ.

2. Regarder la tête de l'intéressé. Si elle est un tantinet fermée, vous êtes bon pour la serpillière

3. Le sachant, essayer de détendre l'atmosphère à grand renfort de câlins, de "je t'aime très fort" ou en racontant un fait au cours duquel l'intéressé s'est illustré par l'utilisation positive de son énergie parfois dévastatrice.

4. Garder toujours, au cas où, une boîte en plastique qui ferme bien...On ne sait jamais, et ces choses là, quand elles sont bien gérées, sont moins désagréables.

5. Mettre en place des stratégies de diversion :
a)  Mettre de la musique, choisir le CD préféré de l'intéressé (pour peu qu'il soit sensible à la musique, ce qui est largement le cas chez nous), celui qu'il connaît par coeur, une sorte de doudou auditif qui va lui bercer les oreilles, le temps de passer le cap de l'appréhension du voyage sans doute source de nos désagréments (en plus d'éventuelles petites contrariétés liées à ce changement de cadre et à votre gestion de l'évènement).
b) Lancer un jeu familial dont vous avez le secret pour détourner l'attention. Peu importe le jeu-flacon pourvu qu'on ait la paix gastrique-l'ivresse.

6. Testé et approuvé, une petite bouteille d'eau à ses côtés, et le petit vomisseur calme rapidement son jeu (normal, on s'occupe de lui et en plus il a droit à une petite attention particulière que les autres n'ont pas)(quand on a besoin d'un peu d'exclusivité, rien de tel qu'un petit privilège pour vous rasséréner). Un petit bonbon, ça peut marcher aussi.

Bilan du dernier voyage que l'on a fait : une bouteille d'eau, le CD préféré et grosse rigolade à l'arrière dans la route à lacets. Et ben rien. Rien de rien. Elle ne s'est jamais portée aussi bien (et pourtant pas mal d'éléments contrariants  étaient réunis).

Voilà. Et si tu as besoin de soutien au cours de ces voyages sympathiques, on peut ouvrir un club.

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6 commentaires:

  1. oh mon Dieu ... nos 3 enfants sont malades en voiture, mais malheureusement je ne crois pas chez nous que cela soit "lié" à une grande sensibilité ...
    Pas plus tard qu'hier sur le chemin du retour et que le samedi matin précédent à l'aller, Couiny a vomi ... la bassine étant trop grosse pour elle, nous avons opté pour des sacs à congélation avec zip pour chacun des 3, mais le truc c'est toujours de le dégainer au bon moment ... comme c'est pénible ! Du coup je monte toujours à l'arrière pour m'occuper de tout ce petit monde et les voyages sont en effet pour moi assez stressants !

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    1. Miam ! Tu parles d'un bon voyage ! Bienvenue au club !

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  2. J'ai eu dans le lot, un certains nombres de vomisseurs...Des champions du genre. Il ne m'est jamais venu à l'esprit que ce pouvait être secondaire à une contrariété. Les modèles d'expérimentation ont grandi et fort heureusement cette fâcheuse manie leur a passé ! Ne reste que le regret de ne pas pouvoir réponse à cette question si intéressante !!!

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    1. Chez nous le modèle d'expérimentation est tellement caricatural que l'on pourrait en rire ( entre deux lingettes). A chaque fois je fais le pari qu'elle va vomir ( ou non ) et je gagne. Nous avons un modèle extrêmement prévisible. Je mesure ma chance !

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  3. Je mesure le privilège que nous avons.. : aucun enfant n'a vomi dans la voiture depuis au moins 8 ans...!!! Mais tes stratégies ont l'air très efficaces!!! Quand j'étais petite, dès que l'un d'entre nous avait "mal au coeur" en voiture (chez mon mari, on disait "mal à la tête", source que quelques qui pro quo au début de notre mariage...) on chantait tous à tue tête nos chants préférés et ça permettait de passer la petite route à lacets qui menait à notre lieu de vacances presque toujours sans vomito... Pourtant, l'hérédité aurait du jouer : ma grand-mère, à chaque fois qu'elle prenait cette même route, devait s'arrêter pour vomir... alors même que c'était elle qui conduisait!!!

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    1. Le P'tit Prince qui vient de faire une route à tournants a décidé de les compter pour passer le temps. Pendant ce temps, nous étions toutes fenêtres ouvertes histoire de nous aérer...Toutes les stratégies sont bonnes à prendre, et quand on tombe sur une qui fonctionne, quel bonheur !

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